Marre-vel.
Les séries Marvel ne sont pas mes comic books préféré... Ouais on va encore parler un peu de moi, ça vous gêne donc tant ? Faut dire que j'ai tellement été marqué par Spawn (de Todd Macfarlane pour les incultes) que tout ce qu'il y avait autour me semblait bien amer et puéril à l'exception de Spider-Man à qui je vouais un petit culte comme beaucoup de monde. Bref, si on m'avait parlé de Tony Stark il y a de cela encore deux semaines, j'aurais été incapable de l'assimiler au personnage d'Iron Man inventé par Stan Lee (une fois n'est pas coutume).
En total néophyte bien sceptique je vais donc voir le block-buster américain de la semaine comme nous le rappellent si bien les innombrables pubs présente le long des lignes de métro et de RER parisiens.
Un héros qui ne se cache pas de faire des conneries.
Tony Stark est un gentleman. Erreur, je reprends : Tony Stark est un frimeur blindé de fric et mécano de génie à ses heures perdues. Son savoir, il l'a bien évidemment mis au service de l'Amérique en produisant des armes de destruction plus ou moins massives toutes estampillées Stark Company (la classe).
Posé bien au chaud sur son intarissable fortune, il reçoit constamment des honneurs dont il se contrefiche. Seul le pognon, les nanas et le cambouis l'intéressent. C'était sans compter sur un incident fâcheux qui va lui permettre d'ouvrir les yeux sur l'utilisation de son arsenal et de pointer du doigt ses relations pompes à fric. Il va alors se mettre en tête de détruire tout ce qu'il a jusqu'à présent créé. Pour cela, il va devenir Iron Man..
Du biffeton et encore du biffeton !
Avec un budget de 75 millions de dollars (à deux ou trois centaines de milliers près, vous n'allez pas chipoter), le film a intérêt à être rentabilisé. Faut dire que l'on en voit au moins une fois tous les trois mois un Block-Buster Ricain à grand public et grand spectacle. Alors pourquoi celui-ci sortirait-il du lot ? Et bien précisément parce qu'il réussit son pari d'être grand spectacle. Avec ILM (Industrial Light and Magic) aux commandes des effets visuels, on a déjà de fortes chances d'en avoir pour les frais.
Mais Transformers vous me direz ! Cette daube infâme de deux heures et demi, c'était aussi ILM ! Sauf que Transformers avait un scénario d'une fausse complexité, durait trois fois trop longtemps et abusait des gros plans sur les mechas en pleine transformation si bien que l'on ne prenait aucun plaisir à les voir. Iron Man quant à lui a un atout majeur auquel on ne s'attend pas forcément : son humour.
L'interprétation de Robert Downey Jr est tout simplement nickel. Complètement en phase avec son personnage, il dégage un cynisme et une impétuosité qui font paradoxalement de lui un personnage attachant et qui, surtout, affirment sa présence à l'écran. Serti par des dialogues franchement habiles et doté d'un rythme très intense, on ne ressent à aucun moment la frustration de l'attente et on passera la majeure partie de la projection le sourire aux lèvres.
Une seule surprise donc, celle de faire face à un film qui tient ses promesses : divertir à fond les manettes.
Verdict.
Iron man ne brille pas par l'originalité de sa réalisation et la subtilité de son scénario. Pourtant, il est animé d'une véritable flamme : celle du spectacle. Sans répit, le spectateur est nourrit de succulentes images et abreuvé de très bons dialogues qui ne vont jamais jusqu'à le gaver, s'arrêtant juste où il faut pour déclencher le plaisir ultime du divertissement. Le tout est accompagné par une bande son rock de très bon goût. Le meilleur Marvel à l'écran et assurément le meilleur film à grand spectacle depuis Pirates des Caraïbes.
Petites précisions...
Restez jusqu'au bout du générique, vous aurez droit à une séquence inédite en plus d'entendre le terrible morceau Iron Man des Black Sabbath (1971). Un bien bel hommage.