Synopsis :
Nous sommes en 2017. Sept ans se sont écoulés depuis que le Nouvel Empire de Britannia a envahi le Japon le renommant Zone 11. Lelouch, jeune britannien étudiant au Japon, se retrouve un jour impliqué dans une action terroriste. C'est là qu'il fait la rencontre d'une fille qui va lui accorder un grand pouvoir : celui de contrôler les esprits par un simple contact visuel. Capacité qu'il entend bien utiliser pour venger la mort de sa mère même si cela veut dire défier l'armée entière.
Avis :
Excellente surprise que ce Code Geass dont le côté grosse production m'inquiétait. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il renouvelle le genre mais il pique quelques éléments un peu partout pour donner un condensé de bonne qualité.
Déjà , difficile de ne pas penser à Death Note avec l'acquisition dès le premier épisode d'un pouvoir redoutable. Commence alors une joute intellectuelle pour son utilisation sans que la contrainte du contact visuel ne le dénonce. Clairement, on a un héros froid, manipulateur, avec très peu d'état d'âme et qui se bat uniquement avec sa tête, utilisant les autres sur le terrain. Personnellement, ce genre de personnage me fait rêver (bon c'est quand même un cran en dessous du niveau de Light).
Les batailles font penser à une gigantesque partie d'échec dans laquelle notre anti-héros s'amuse à déplacer ses pions lors de stratégies abracadabrantes dans le but de gagner malgré l'écrasante infériorité numérique et matérielle. Les quelques combats locaux à bord de mecha sont très bien réalisés (notamment grâce à une animation au top) et rajoutent une touche de dynamisme aux réflexions de Lelouch.
Le contexte est nettement moins original : le Japon est envahi dans un futur proche et on y rajoute la présence de mecha pour faire joli. Bref c'est pas l'univers qu'on retiendra. Le scénario, à l'inverse, est vraiment très bon comme on pouvait s'y attendre de la part de l'auteur de Planètes. Rebondissements incessants, sentiments mitigés, batailles surprenantes ... ont la part belle.
Il y a, en plus, de bonnes pistes de réflexions : à partir de quelle limite on ne fait plus le bien mais le mal ? et quelques sujets d'actualités comme le terrorisme. Mais ça reste nettement plus classique par rapport à l'efficacité de la mise en scène.
Enfin on notera le très bon chara design de Clamp qui comme d'habitude sera adoré ou détesté. Personnages qui sont d'ailleurs passionnants avec des rapports pas simples entre eux. Généralement ils sont amis dans la vraie vie, ennemis ou alliés sur le champ de bataille tout en n'étant pas conscient que les autres sont là. On regrettera juste qu'encore une fois, l'avenir du monde se joue entre les mains de gosses de 16 ans.
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