Synopsis :
Yoko est une lycéenne. Alors qu'elle mène une existence banale et peu épanouie, un homme à l'allure étrange du nom de Kaiki apparait devant elle, lui jure fidélité et l'entraine de force dans un autre monde. Celui-ci est divisé en douze royaumes. Dans chacun existe un animal sacré qui doit nommer son roi. Cette relation entre le souverain et le kirin est fondamentale. Tant que l'entente persiste et que le pays est correctement gouverné, ils sont tous les deux immortels. L'absence du roi ayant tendance à attirer des démons, plus le règne est long et plus le pays est prospère. C'est donc un monde bien étrange auquel va devoir s'habituer la jeune femme.
Avis :
La trame initiale des 12 royaumes est extrêmement classique. Effectivement faire transiter des habitants de notre époque vers un monde surnaturel, est l'une des grandes habitudes de l'héroic-fantasy. Mais l'univers de cette série s'avère tellement plus original que celui de ses concurrents, qu'on en oublie vite le constat de base. Entre ses nombreuses similarités avec la Chine ancestrale, ses créatures fantastiques et son système politique très travaillé, on est sans cesse étonné par la richesse de ce monde parallèle. De plus l'ensemble possède une grande crédibilité, les auteurs n'en ont fait ni trop ni trop peu, pour que tout soit à la fois riche et logique.
Comme toutes les séries longues, elle se découpe en plusieurs parties. Le premier axe (1-13) très dynamique est une véritable leçon d'héroic-fantasy. Les informations sur le nouveau monde sont intelligemment distillées au compte-goutte, pour maintenir le spectateur dans un émerveillement perpétuel sans le frustrer. L'héroïne dont l'attitude fait très peur pendant deux épisodes, gagne en maturité de façon impressionnante, ce qui finit par se voir aussi bien physiquement que mentalement. Le personnage terriblement attachant de Yoko devient alors un des moteurs de la série. Enfin le scénario qui se conclut un peu facilement, nous aura quand même réservé quelques surprises.
Le dynamisme initial manque ensuite cruellement. Il commence à apparaître de façon récurrente des épisodes récapitulatifs, servant parfois à résumer l'heure précédente en 20 minutes. C'est d'une utilité discutable. Et pour bien appuyer ce changement, le second axe de l'animé (14-21) ennuie par son manque de rythme. Cet aparté sans lien avec l'histoire principale, centré sur l'animal sacré de Tai, aurait pu être intéressant mais surprend ici par sa longueur. D'autant plus que cette anecdote n'a pas de conclusion, la suite de ce livre n'ayant pas été traitée dans l'animé.
Le troisième axe (22-39) reprend l'histoire de Yoko là où on l'avait laissée. La première partie met en place un scénario passionant centré sur la politique. Dommage que ces prémices soient aussi longues et répétitives, accumulant les flashbacks et les lamentations des trois héroïnes. Mais la seconde moitié mérite votre patience. Les retournements de situation sont classiques mais passionnants, et le premier décret énoncé comme phrase de conclusion émeut énormément, après une ultime scène magistrale au palais montrant une Yoko charismatique au possible. Alors honnêtement le dernier axe (40-45) a bien du mal à convaincre . Même si le scénario centré sur le roi de En n'est pas inintéressant, il coupe tout le plaisir de la conclusion précédente qui aurait fait une fin exceptionnelle.
La réalisation de son côté n'est pas sensationnelle, effectivement l'animation comme le chara-design nous montrent le meilleur comme le pire. Cependant avec la quantité de travail demandé pour générer un monde aussi vaste, on a bien du mal à le leur reprocher. On obtient au final une très bonne série, qui aurait été culte en 26 épisodes uniquement centrés sur la trame de Yoko. Un petit bijou pour tous les fans du genre, que je conseille sans hésitations.
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