Synopsis :
Lumière et Eclair sont deux membres ES, des exécutantes chargées de régler des problèmes à l'échelle interstellaire. Elles travaillent pour le GOTT, une organisation régissant l'économie et le commerce dans la galaxie.
Avis :
Il m'est difficile de rédiger un synopsis plus complet sans sauter directement à l'épisode 8. Effectivement, la série met énormément de temps à démarrer. C'est d'autant plus regrettable que la première partie composée de courtes histoires dispensables et parsemée d'humour bon enfant, fait vraiment tache par rapport au reste. Le scénario et l'ambiance restent pourtant les points forts de Kiddy Grade grâce à l'axe central.
Les surprises et les retournements de situation s'accumulent effectivement entre les épisodes 8 et 19. Non seulement les missions gagnent en enjeux et en difficultés, mais rapidement les magouilles du GOTT apparaissent au grand jour et nos héroïnes décident de réagir. Après le début très moyen, on est vraiment plus qu'agréablement surpris par cette tournure. Mais quel dommage d'avoir terni cette narration de grande qualité avec une intrigue finale trop classique et sans intérêt.
Kiddy Grade reste avant tout une oeuvre divertissante, faisant la part belle aux affrontements servis par une réalisation irréprochable. L'animation s'avère tout particulièrement soignée malgré l'absence de 3D. Les mouvements d'Eclair sont par moment une véritable leçon de 2D adressée aux productions actuelles. Mais l'OST très agréable et énergétique est aussi grandement responsable du dynamisme des combats. Autrement dit, une production Gonzo comme on les aime.
L'aspect le plus marquant de la réalisation est le chara-design. La série est composée d'une trentaine de personnages au bas mot, auxquels s'ajoutent la multitude d'apparences prises par Eclair et Lumière. Le travail réalisé ici est impressionnant : de grande qualité, plutôt original et cela aussi bien pour les filles que pour les hommes. Les deux héroïnes sont d'ailleurs particulièrement accrochantes. Et comme le rendu des vaisseaux et autres robots s'avère lui aussi très agréable, on est vraiment séduit par l'esthétisme de cet univers.
Au final, Kiddy Grade fait partie de ces productions qui séduisent malgré leurs défauts. La réalisation n'a pas pris une ride, le scénario se révèle intéressant et c'est un véritable plaisir d'assister aux aventures de nos deux exécutantes. Sans le début longuet, les flashbacks par milliers et la fin sans intérêt, on aurait pu avoir une série parfaite en 12 épisodes. Le syndrome de l'animé trop long a encore frappé !
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