Synopsis :
Mamoru entre en première année d'un lycée orienté sur l'utilisation de Béatrice, une source d'énergie magique récemment découverte. Parmi les quelques personnes qui parviennent à l'utiliser, Ayako est assurément une prodige, à tel point que toute l'école la surnomme "la sorcière". Le coup de foudre qui va unir les deux êtres dès le premier regard, va complétement modifier le comportement de la froide magicienne.
Avis :
Un univers teinté d'une pointe de magie n'a rien d'original, mais correctement exploité cela peut s'avérer passionant. Voilà bien le problème de Mamoru-kun, à aucun moment l'auteur ne développe son concept. On n'assiste à aucun cours de Béatrice, on a pas non plus d'informations sur son origine et son utilisation. Au final cette source d'énergie semble plus être un prétexte au scénario, qu'une idée murement réfléchie et digne d'un tant soit peu d'intérêt.
Alors forcément, la série n'a rien de transcendant au niveau de la narration. Les deux-trois crises auxquelles doivent faire face nos utilisateurs de Béatrice, semblent tout droit tirées du catalogue des clichés de la japanimation. Les "méchants" s'attaquent à Ayako pour des raisons bien pathétiques, et la crédibilité de l'ensemble est nulle tant les enjeux des scenarii sont inexistants. On ne parlera pas non plus des passages romantiques, trop niais pour avoir un quelconque impact sur le spectateur.
Mais Mamoru-kun accuse aussi un gros problème de rythme. Les (trop) nombreux épisodes sont majoritairement centrés sur la vie extra-scolaire du héros au sein du conseil des étudiants, et ne font donc pas avancer l'histoire. Si la comédie réussissait dans son objectif de faire rire, ce ne serait pas un problème. Mais bien au contraire, on s'ennuie rapidement à cause de l'aspect trop classique des personnages, à commencer par un Mamoru dénué de tout charisme. De plus le comique de répétition orchestré par les différentes violences d'Ayako amuse un moment, mais finit vite par lasser.
Le seul avantage de la série reste contre toute attente sa réalisation. Mis à part le chara-design qui est aussi classique que sans intérêt, on a droit à une animation tout à fait correcte, privilégiant cependant les plans fixes. Les effets lumineux résultant de l'utilisation de Béatrice sont très jolis. On assiste d'ailleurs à une scène sur l'eau avec un fond de classique, que n'aurait pas dénigrée Fantasia. Le tout étant servi par un OST de bonne facture, si on retire l'opening et l'ending.
Vous l'aurez compris, Mamoru-kun rentre tout droit dans la très longue liste des comédies dispensables privilégiant l'ennui au rire. Ce n'est pas la tentative de scénario sous-exploitant totalement l'idée de base et la réalisation qui me contredira.
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