Synopsis :
Daijuhji Kuro est un ancien étudiant malhabile en magie et un détective fauché. C'est donc avec le plus grand intérêt qu'il accepte à la demande d'une richissime famille de retrouver un grimoire : le célèbre Necronomicon. Mais la recherche ne durera pas longtemps puisque ledit bouquin va lui tomber littéralement dessus sous les traits d'une jolie jeune fille du nom de Al Azif.
Avis :
Demonbane semble se vouloir un hommage au célèbre Lovecraft, de nombreux noms propres étant issus des livres de l'auteur. Mais je ne vois pas comment on peut s'extasier devant ce vol de références intégré maladroitement dans un univers de mechas et de petites culottes, tout droit tiré du jeu hentaï du même nom. Donc autant le dire tout de suite, cette série n'est pas faite pour les fans de Lovecraft qui risquent l'attaque à tout moment. Mais quant est-il de l'amateur lambda d'animé ?
Le seul bon point de Demonbane, c'est son univers. Celui-ci mélange allègrement une architecture du siècle dernier avec quelques éléments de notre époque, le tout recouvert de magie et saupoudré de mecha. Une alchimie on ne peut plus classique mais pas trop mal traitée ici. Le scénario quant à lui est catastrophique. Si les auteurs font bien une ou deux tentatives pour nous surprendre, le schéma narratif en lui-même est vu et revu. On se retrouve même à assister à tous les gros clichés de la japanimation.
Les stéréotypes ont effectivement la belle vie dans Demonbane. C'est d'autant plus frappant avec le chara-design très correcte mais sans la moindre touche d'originalité. Entre l'héroïne kawaï qui possède une forme SD (super deformed), la nonne aux gros seins, la fille-chat, la "princesse" riche et son trio de soubrettes, on marche en plein dans l'archétype de l'adaptation du jeu de rencontre. C'est d'autant plus grave que le reste de la réalisation est tout aussi nul.
Le mecha-design est l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir surtout en ce qui concerne justement le Demonbane. L'animation est désastreuse avec des plans fixes pour les combats 2D et des images 3D très mal intégrées pour les affrontements robotiques. Mais le point d'orgue de ce constat réside dans les dialogues. L'auteur de ces poignants échanges à base de grands phrases toutes faites, ridicules et pathétiques mérite honnêtement une médaille.
Au final, je ne vois pas qu'est ce qui pourrait forcer une personne sensée à regarder Demonbane. Peut-être la richesse toute relative de son univers. Mais l'intérêt global de la série reste proche du néant et nous aide même à appréhender ce qu'il y a au delà. A éviter !
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