Synopsis :
balsa est une experte de la lance qui a décidé de dédier sa vie au métier de garde du corps depuis que, suite à de malheureux événements, elle a été obligée de prendre la vie de huit personnes. Témoin d'une réaction surnaturelle en voulant sauver un prince de la noyade, elle se voit confier la dure mission de veiller sur lui en le défendant des assassins de l'empereur, son père. Mais une possession mystérieuse semble être à l'origine des pouvoirs de l'enfant.
Avis :
Seirei no Moribito a tout mis en place pour créer, chez moi, une déception sans précédent. Les trois premiers épisodes sont exceptionnels : le scénario prend très vite racine et l'action nous permet d'admirer toute la qualité de la réalisation. Effectivement, la série a du bénéficier d'un gros budget. Les décors sont magnifiques, le chara-design atteint des sommets, la musique est superbe et, surtout, l'animation d'une grande fluidité nous permet d'apprécier les combats à leur juste valeur.
Quelques épisodes de plus nous permettent de juger de l'excellent travail effectué sur l'univers. Certes assez classique, le mélange Japon du temps des samouraï et fantastique porte ses fruits. Les architectures, les costumes et la culture se prêtent effectivement parfaitement à l'intégration d'une pointe d'onirisme. Le tout est porté par quatre personnages principaux passionnants. La palme revient probablement au garçon dont le rôle aurait pu être celui du noble maladroit, inutile et exaspérant, mais qui s'avère au contraire touchant au possible.
Le souci, c'est qu'avec des prémices d'une telle qualité on s'attend rapidement à avoir une série non pas bonne mais exceptionnelle, mélangeant habilement affrontements de toute beauté pour l'héroïne et parcours initiatique passionnant pour l'enfant. Mais on déchante rapidement quand on s'aperçoit que le réalisateur a soudainement coupé court à tout dynamisme. Pendant plus de la moitié de la série, on se retrouve donc à subir la vie de tous les jours de nos deux personnages, rythmée par l'ennui et la banalité. Quelques épisodes sortent heureusement du lot, mais dans l'ensemble ce qui aurait pu être fait en une petite heure, prend ici des proportions inattendues.
Seirei no Moribito déçoit pour avoir oser nous faire espérer le meilleur. Elle est heureusement sauvée par les deux magnifiques épisodes centrés sur le passé de Balsa, et par une fin agréable quoi qu'on aurait apprécié une créature un peu plus classe et travaillée pour la dernière confrontation. Loin de moi l'idée de vouloir mettre des combats dans toutes les productions japonaises mais même un animé contemplatif se doit de proposer un certain rythme. Autrement dit, agréable mais pas exceptionnel.
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