Synopsis :
Naota est un garçon timide qui vit une existence relativement normale jusqu'à ce fameux jour, où une inconnue armée d'une guitare et chevauchant un Vespa jaune va violemment l'assommer. Son quotidien bascule de l'étrange au complètement déjanté dès lors que l'agresseur emménage chez lui.
Note du rédacteur : on lit souvent Fuli Culi (VF) ou la version abrégée FLCL qui sert de titre à l'adaptation manga. Il s'agit bien entendu de la même série.
Avis :
La première chose qui frappe, c'est assurément la réalisation. On commence avec des couleurs un peu palotes, et une première scène oscillant entre le calme plat et l'ennui palpable. Puis quelques minutes plus tard, Haruko débarque sur son Vespa et réussit à renouveler complètement les limites de l'animation et du dynamisme. Effectivement Furi Kuri se veut (trop) rapide. Que ce soit les scènes d'actions à nous rendre épileptiques ou les dialogues demandant une concentration titanesque, on atteint la fin sans avoir vu le temps passer.
Pour accompagner cette orgie visuelle, The Pillows nous propose une bande-son rock responsable en bonne partie du succès de la série. Il paraît tout simplement impossible à posteriori, d'imaginer des musiques mieux calées sur l'esprit déjanté de l'oeuvre. Ceux qui se souviennent de l'épisode avec la fleur dans l'école sauront de quoi je veux parler. Au final il se produit même un miracle, le dessin qui nous paraissait si quelconque montre tout son intérêt par rapport à l'ambiance générale. Non seulement on s'y fait, mais en plus on en vient à l'adorer. D'autant plus que le chara-design signé Sadamoto (Evangelion) est juste génial.
Mais Furi Kuri est avant tout un divertissement de qualité. Le scénario certes présent n'est qu'un prétexte à des divagations et des parodies de plus en plus grosses et grasses. La plupart des différents types d'animés en prennent pour leur grade, à commencer par la science-fiction. On remarquera aussi les très nombreuses références à Evangelion du même studio. Et on est bien obligé de reconnaître que l'on rigole d'un bout à l'autre des épisodes. Les auteurs ont effectivement une capacité surhumaine pour nous surprendre, que ce soit techniquement avec les passages sous forme manga ou contextuellement avec le dernier détournement dithyrambique.
Furi Kuri est certainement la série sous amphétamine la plus délirante qu'il m'ait été donnée de voir. Faisant fi des réflexions et autres portées philosophiques, Gainax décide de pousser à son paroxysme la notion de divertissement dans la japanimation. Et forcément avec une telle maîtrise du sujet, même le gros blasé ne peut résister à la déferlante FLCL. Merci pour ces trois heures de bonheur.
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