Synopsis :
Il y a 10 ans une mystérieuse zone appelée "la porte des enfers" est apparue dans Tokyo, détruisant une partie de la ville tout en altérant le ciel. Depuis ce jour, certains humains se voient doter de pouvoirs. Ces individus se divisent en deux catégories : les contractants et les pantins.
Avis :
L'élément marquant de Darker than Black est bien entendu son univers. Sur des bases déjà vues, des humains avec des pouvoirs que le gouvernement cherche à éliminer en douce, se construit un édifice étonnant par son originalité. D'un côté on a les contractants : calculateurs, violents et incapables de ressentir la moindre émotion. Ils possèdent tous un pouvoir plus ou moins puissant qui nécessite une compensation après utilisation. Allant de tocs idiots à des répercussions sur le corps, cette contre-partie est généralement représentative de la personnalité de son utilisateur. Et de l'autre côté on a les pantins : dociles et amorphes. Ils peuvent accepter pour une courte période la personnalité et les souvenirs de n'importe qui ou servir d'espions en utilisant leurs observateurs (sorte d'âme détachable) à distance. On sort nettement des sentiers battus.
Ce qui est surtout impressionnant dans Darker than Black, c'est la grande sensibilité avec laquelle ces personnages hors du commun sont décrits. Les pantins auront tôt fait d'émouvoir même le plus endurci des spectateurs. Quant aux contractants, le juste milieu qui existe entre leur instinct meurtrier et le comique de leur compensation est vraiment bien trouvé. Cela se ressent d'ailleurs parfaitement dans le quatuor formé par les personnages principaux qui malgré une froideur apparente gagnent rapidement notre estime. Mais l'univers n'est pas tout, la narration est aussi une référence du genre. La série est composée de 12 scenarii passionnants formant une trame globale convenable mais sans surprise. Quarante minutes permettent de vraiment développer chaque histoire : personnages, lieux et événements. Et même si les rebondissements et la fin du scénario officiel peuvent décevoir, on est vraiment comblé par toutes les petites scénettes.
La réalisation de l'oeuvre est au niveau du reste. Les dessins magnifiques, l'animation d'une grande fluidité et le chara-design d'excellente facture y contribuent beaucoup. Mais la série est surtout très esthétique : les chorégraphies durant les combats assurent un spectacle de qualité d'autant plus que les pouvoirs sont aussi originaux que joliment représentés. Et je termine par le meilleur, la musique est de Youko Kanno et encore une fois la compositrice nous propose un OST qui vaut le détour.
Au final Darker than Black assure pour donner une âme à des personnages qui en semblent dépourvus, pour mélanger une ambiance sombre avec des éléments burlesques et pour trouver le juste milieu entre combats spectaculaires et scenario riche. Autrement dit une oeuvre très complète mais accessible que je recommande chaudement.
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