Synopsis :
Keiichi est un jeune garçon récemment arrivé à Hinamizawa en tant qu'élève transféré. Il se fait quatre amies en la dynamique Mion, l'étrange Rena, l'espiègle Satoko et la timide Rika. Mais rapidement il découvre que le village cache un passé et des traditions étranges, apparemment réveillées depuis la tentative de construction d'un barrage quelques années plus tôt. Alors qu'il mène l'enquête en aidant un inspecteur, ses amies commencent à changer, à taper à sa porte tard le soir en transportant des hachettes ...
Avis :
Higurashi est l'adaptation du jeu de rencontres éponyme. Plutôt que de ne reproduire qu'une des histoires possibles autour d'une des quatre filles, l'animé se propose de toutes les retracer. C'est pourquoi vous serez certainement surpris de revenir au début tous les quelques épisodes. C'est à dire à la même période, avec les mêmes personnages pas encore massacrés, mais pour vivre un scénario complétement différent. A l'image du jeu originel, les quatre premières histoires posent les mystères tels que la situation est perçue par Keiichi. Alors que les quatre suivantes reprennent sensiblement le même scénario mais du côté de la fille, et dévoilent progressivement la vérité. Cependant, la première saison ne traite que les six premiers axes.
Avec ce simple paragraphe, vous aurez compris tous les défauts de la série. La plupart des histoires commencent par une légère répétition, ce qui peut lasser celui qui les regarde à la suite. Mais surtout cette première saison laisse planer énormément de mystères pour finalement aucune vraie réponse, ce qui s'avère particulièrement frustrant si on ne prend pas en compte la suite. Mais ces problèmes font aussi toute la particularité de Higurashi. Si l'univers est toujours le même, on se demande avec délectation quelle raison va pousser les enfants à s'entretuer cette fois. Ce suspens est d'autant plus addictif, qu'on se rend compte rapidement que la vision de Keiichi sur la situation était complètement erronée. L'histoire des jumelles (deuxième puis cinquième axes) en est un exemple frappant.
Mais la grande force de Higurashi est sans hésiter son ambiance. Le premier épisode de chaque scénario à base de chara-design kawaï et de scènes de récréation pour jeunes ados, subit un tournant à 90 degrés dès que la malédiction commence à faire son effet. Et il faut bien reconnaître que l'horreur est suffisamment bien gérée pour réussir à créer un minimum de peur, chose rare en japanimation. Si on y ajoute le plaisir malsain presque inavouable, que l'on ressent au moment des massacres à coup de batte de baseball, vous comprendrez rapidement pourquoi chaque axe de la série est un petit bijou.
La réalisation est correcte dans l'ensemble, à commencer par le sympathique chara-design, l'OST très convaincant en osmose avec l'ambiance, et surtout la mise en scène magistrale des séquences horrifiques. Par contre l'animation est franchement en deçà de la moyenne. Au final on obtient une série qui ne sera pas à mettre entre toutes les mains, mais qui est un véritable plaisir à découvrir. Higurashi est effectivement unique en son genre. Par contre, beaucoup de ses points forts dépendront de la qualité des conclusions de la seconde saison.
Lien animeka