Synopsis :
En 1970, suite à l'invasion du Japon par l'Allemagne nazie victorieuse de la seconde guerre mondiale, un régime totalitaire est mis en place. Pour couper court aux émeutes de plus en plus fréquentes, l'état a recours à la création d'une brigade d'élite de répression, la POSEM, formée d'agents sans pitié portant des armures effrayantes. Lors de sa première mission, Kazuki Fuse se retrouve face à face avec une gamine s'avérant être un chaperon rouge, autrement dit une transporteuse de bombe. S'ensuit un drame qui va bouleverser sa vie.
Avis :
Jin Roh est un film qui nous fait passer par tous les sentiments imaginables grâce à son subtil mélange entre histoire d'amour, intrigues politiques et leçons d'espionnage. Mais, le maître mot de l'œuvre est la traitrise et celui qui la subit le plus, c'est assurément le spectateur. Car Mamoru Oshii a beau être connu pour son rôle de réalisateur des Ghost in the Shell, c'est avant tout un scénariste accompli à l'imagination débordante.
Difficile de vous présenter plus de scénario pour confirmer mes affirmations, sous peine de ruiner votre plaisir. Car, dans Jin Roh, personne n'a vraiment le rôle qu'il semble endosser. Toute la force du film réside dans le suspens insoutenable, le grand flou qu'il existe à propos d'une unité mystérieuse appelée "la brigade des loups" et les retournements de situation qui vont plonger le spectateur dans un désarroi jamais vu.
La réalisation n'a pas trop vieilli et reste au contraire un exemple trop peu suivi. Non seulement le studio production I.G a l'habitude de mettre les crédits qu'il faut dans ses longs métrages, mais en plus l'équipe comporte plusieurs grands noms de l'animation. Le chara-design, jonglant intelligemment entre des tenues de l'armée allemande et le mythe du chaperon rouge, est d'ailleurs particulièrement marquant. Mais les grandes forces du film restent son ambiance sombre et son scénario complexe. Un chef d'œuvre qu'il est juste déconseillé de regarder un soir de grand spleen.
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