Synopsis :
2082. L'humanité profite de quelques moments de paix depuis que l'invasion extraterrestre a été temporairement suspendue. Eva Wei s'échappe de son orphelinat pour rejoindre son père, grand manager de course. Ce dernier, qui ne la reconnaitra pas, remarque tout de même ses talents de mécanicienne et l'incorpore pour quelques heures à son équipe qui finalise les préparatifs d'une mission top-secrète.
Bien décidée à faire réagir ce père indigne, notre héroïne va s'incruster dans le convoi. Se faisant, elle se retrouve transportée avec les autres représentants de l'humanité pour Arouas, planète de qualification de la grande course d'Oban. Epreuve qui représente un enjeu considérable pour l'équilibre des pouvoirs dans la galaxie et qui vous rappellera probablement les courses de Pod-racers du premier Star Wars.
Avis :
J'ai très envie de commencer, pour changer, par l'aspect technique car c'est assurément ce qui surprend le plus. Au début, on a notamment pas mal de difficultés avec le chara-design sans nez et un poil gamin, puis au bout de quelques épisodes, l'alchimie fonctionne sans soucis et ce trait unique rend un grand service à la série. Les décors, quant à eux, sont magnifiques. Et les musiques ne sont pas en reste puisqu'ils sont allés chercher le compositeur de Read or Die, Origine ... et Yoko Kanno pour les génériques.
Mais la grande force de Oban Star Racers, c'est assurément la qualité de ses images 3D. C'est simple, je n'ai jamais rien remarqué d'aussi bon depuis que je regarde des animés. Non seulement la 3D est somptueuse mais l'intégration est absolument parfaite : la différence entre les versions 2D et 3D des personnages est nulle. Résultat, des scènes d'action d'un très grand dynamisme avec une gestion de la caméra jamais vue. Je suis encore en état de choc.
Autre bon point pour la série, c'est la grande richesse et l'incroyable crédibilité de son univers. Si les treize premiers épisodes ne nous laisseront voir qu'un seul circuit, on aura ensuite le droit à un décor différent pour chaque course. Le travail qui a été réalisé sur les lieux, la faune, la flore, les constructions, les extra-terrestres et leurs vaisseaux de course est tout simplement phénoménale. Tout est très original, on a pas cette impression de déjà vu si récurrente dans la science-fiction moderne et cela aide beaucoup à donner son côté unique à Oban Star Racers.
Enfin preuve est de constater qu'on ne s'ennuie jamais. Si la trame globale est pas renversante, les épisodes sont très bien construits. Avec une vingtaine de courses différentes, on a le droit à un grand moment d'action d'une dizaine de minutes presque à chaque fois, qui est habillement précédé et suivi de quelques instants faisant avancer la narration et la relation entre les personnages. Niveau dynamisme, on a rarement vu mieux. Pour une fois, je trouve que les 26 épisodes sont vraiment justifiés, il n'y a rien à retirer et c'est tellement rare.
Contrairement à Don Wei, j'adore les surprises notamment quand elles sont bonnes. Et autant le dire, avec Oban Star Racers, j'ai été servi. A vrai dire, je n'en attendais rien. Les quelques images ne m'avaient pas convaincu et en plus, le fait que ce soit une série au trois-quart française m'a tout de suite fait penser, à tord, à une grosse bouse. Et bien, non seulement je me trompais mais en plus dans les grandes largeurs : on a affaire à un petit bijou. Regardez-la, c'est un ordre.
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